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mardi 21 février 2012

Ile de Pâques


Je rêvais d’y aller depuis toute petite, c’est chose faite !
 
Nous avons passé 12 jours sur cette petite île perdue au milieu du Pacifique.
 
Les 3000 habitants sont rassemblés dans l’unique ville de l’île située sur la côte ouest. Le reste de l’île, sauvage, parsemé de géants de pierre (Moais), est utilisé comme pâturages par les troupeaux de vaches et chevaux laissés en liberté.
Depuis notre tente, plantée en face de la mer, les couchers de soleil étaient à couper le souffle.
 Notre principale occupation a été de passer notre diplôme de plongée : le PADI Open Water. MAC appréhendait beaucoup : elle avait paniqué pendant un baptême qu’elle avait fait il y a plusieurs années. MAC s’est fait violence et … elle a adoré ! On ne l’arrête plus : maintenant elle rêve de plonger sous la glace …

Notre coup de cœur a été de nager avec les tortues !

 

On n’a pas eu que du beau temps et des journées plage : 4 jours de tempête. La tente inondée, déchirée sur toute sa longueur par le vent…Du coup les conditions de plongée n’ont pas toujours été optimales à tel point que je ne voyais pas MAC (mon « budy ») ! Le port fermé à cause du mauvais temps, nous avons aussi plongé depuis la plage.

Le dernier jour, après avoir passé l’écrit du PADI et s’être éclaté une glace géante pour fêter notre diplôme, on loue un scooter pour refaire un tour de l’ile. Quelle expédition !! (MAC a encore un peu de marge en manœuvre de scoot, elle s’améliorera sur les routes de Malaisie ;) )



Ce qui me faisait rêver c’était de rencontrer les Moais – ces géants de pierre mystérieux. En 12 jours nous avons pu les découvrir par tout temps et à toutes les heures de la journée.



dimanche 18 décembre 2011

Valparaiso


Valparaiso est un vrai labyrinthe de tôles, couvert de graffitis, grouillant de vie –antre de la fête – royaume du street art.



Arrivée à Valparaiso le 8 décembre. Le jour de la fête de le vierge tout est fermé, la ville est vide. Nous atterrissons dans un hostel près de la place centrale. L’endroit est glauquissime mais nous n’avons pas le courage de chercher autre chose. Sebastian a répondu positivement à notre demande de couchsurfing. On débarque chez lui (sans prévenir) avec tout notre bazar. Nous allons tous les trois partager la même chambre, et MAC et moi partagerons le petit lit.


 Décorée par des étudiants en art, la maison a un air d’auberge espagnole : 7 gars se la partagent. (3 chiliens, 1 français, 1 suédois, et 2 américains)



Les deux américains, Paul et Sunny, ne sont que de passage : ils cherchent à acheter un van pour faire le tour du Chili (ils ont 150 kg de bagages….)


 Ces trois jours à Valparaiso ont été déments : ballades sur le front de mer,  concert de jazz en plein air, artistes de rue …  parade de noël montée sur des chars coca cola ! Nous avons profité de la plage en admirant le cirque des lions de mer, la chasse des pélicans. Nos logeurs nous ont, aussi, bien fait profiter de la vie nocturne en nous emmenant danser tout la nuit !






We arrived at Valparaiso on December 8th: the day of the virgin Marie. As a result everything is closed and the city empty. We end up in a hostel near the central plaza. The place is creepy but we don’t have more energy to find something else. During the evening Sebastian accepted to host us on couchsurfing! We crashed at his place the next day (without noticing…). Fortunately he was home. We shared his room for 4 nights and MAC and I shared a bed.

The house was decorated with drawings, paintings, crafts made by art students. The place is rented by 7 guys (3 from Chile, a French guy, 1 Swedish and 2 Americans)

The two American guys, Paul and Sunny, are renting for a few days: they are looking to buy a van to go on a road trip in Chile (they have 150 kg of luggage…)

Valparaiso is a real labyrinth covered in graffs, full of life and party. It’s the kingdom of the street art!

Those 3 days in Valparaiso were crazy: hikes on the shore, jazz concert on the port, street artists… the Christmas parade with the huge Coca cola trucks! We enjoyed the sea and the beach, admiring the sea lions, the pelicans fishing. Our hosts took us to great nightclubs so we danced until sunset!

lundi 5 décembre 2011

Dientes de Navarino - le trek le plus austral !


Ne pouvant aller plus au Sud, nous remontons vers le nord du Chili à bord du ferry qui nous a déposés la semaine dernière sur l’île Navarino. (L’Antarctique sera pour un prochain voyage…) Les retrouvailles avec l’équipage du Yaghan sont chaleureuses. Entrant dans le dédale de canaux qui nous ramène à Puntas Arenas, nous nous surprenons à être nostalgiques de cette île, ces habitants, cette ambiance particulière du bout du monde.




Nous sommes toutes les deux d’accord : le trek des Dientes de Navarino est le plus sauvage, le plus dépaysant, et le plus dangereux que nous ayons fait jusqu’à présent. Les sentiers ne sont pas visibles comme lors de nos précédentes randonnées. Cette fois il n’y a pas de chemins : il faut suivre les balises (doubles traits rouges et amas de pierres). Au bout de la première heure j’avais déjà perdu les traces, MAC ne les trouvait pas non plus…on n’était pas au bout de nos peines. HEUREUSEMENT on s’était procuré deux cartes très détaillées et MAC avait emporté sa boussole !



4 jours de marche sans croiser âme qui vive exceptés de rares condors et quelques petits oiseaux.





Notre dernière randonnée en Patagonie ne nous épargne pas : des rafales de vent atteignant les 70 km/h, une météo changeant en quelques minutes. Le matin du troisième jour j’ai réveillé MAC en catastrophe : 7 cm de neige venait de tomber en quelques heures et il neigeait toujours… Nous n’avons pas perdu notre calme. Je crois que c’est à ce moment-là, en regardant le manteau de neige depuis l’intérieur de nos duvets, que nous avons réalisé : Nous sommes seules en pleine nature… Va-t-on voir les balises et trouver le sentier sous cette neige ?




Finalement les meilleurs souvenirs sont aussi nos pires galères : Monter la tente sous une tempête de neige ; Chercher le sentier pendant une heure ; Escalader les pieds dans la boue en s’agrippant aux arbres ; Se réveiller sous la neige ; Avoir les pieds gelés, trempés dans nos chaussures qui n’ont pas séchées pendant 4 jours ; S’orienter à la boussole en pleine forêt…





Au bout du monde : Puerto Williams - Puerto Torro


Dans le ferry qui nous emmène à Puerto Williams, sur l’île Navarino au Sud d’Ushuaia.


 2 jours de croisière à travers les canaux, les fjords et les glaciers ! L’équipage est super sympa. Alors que MAC roupille, Victor - le capitaine - m’explique le fonctionnement des différents appareils de la cabine de pilotage!


Cette lente croisière est propice au calme et à la méditation.

Arrivées à Puerto Williams à 23h30, nous passons la nuit à bord du bateau amarré dans la baie. Mise dehors à 8h00 le lendemain matin. Il fait froid. Il pleut. Nous errons, sans plan de ville, en quête d’un logement mais il est bien trop tôt, rien n’est ouvert. Nous nous préparons une boisson chaude à l’abri de la pluie (c’est tellement cool d’avoir son réchaud !!) et nous arrêtons les rares passants pour obtenir des informations sur les hostels du coin.


Une fois par mois le ferry fait un aller/retour à Puerto Torro : village situé à 60 km de Puerto Williams. (Il n’y a pas de route, on ne peut y aller que par bateau…) Le patron de l’hostel nous accompagne à la mairie nous faire accepter sur ce bateau : impossible, le bateau est déjà complet.  Le reste de notre journée est consacrée à trouver une solution pour aller au cap Horn.

Puerto Williams
Nous allons sonner aux bâtiments de la marine sur le port. Je me retrouve à baragouiner en espagnol qu’on aimerait prendre part à une reconnaissance militaire autour du cap Horn. Les quatre militaires qui nous font face ne sont pas dupes MAIS ils nous orientent vers un gradé. Rebelote : je vante les mérites de la marine marchande et de leurs connaissances de la région dans le bureau du gradé… Le discours fait sourire, il faut maintenant aller refaire une demande au commandant du navire ! Le commandant n’étant pas là, on décide de repasser. Sur le port, on croise Victor (capitaine du ferry) : il nous assure qu’on peut faire l’aller/retour à Puerto Torro le lendemain. On abandonne l’idée du cap Horn, Puerto Torro nous voilà !

 Victor, MAC et Alvaro 

Le lendemain matin, pas de chaussures !! Le suédois de la chambre à côté, encore imbibé de whisky, est parti avec ! Carlos, le patron, me prête une paire de basquets (du 44) et nous voilà parties.

           Puerto Torro

Sur le quai le responsable de la mairie ne veut rien entendre : nous ne sommes pas sur la liste nous ne rentrerons pas. Le capitaine n’a pas son mot à dire. Lorsque son attention se reporte sur sa liste en question, nous nous faufilons à l’intérieur. Une vingtaine de touristes s’est présenté à l’embarcadère, nous sommes les seules chanceuses à faire le voyage... Pendant la traversée le capitaine nous fait visiter les quartiers de l’équipage, la salle des machine, le poste de contrôle (qui n’est déjà plus un mystère pour moi ;-) ).


Nous débarquons pour quelques heures. Puerto Torro est le village le plus austral du monde. Le tour du village est assez rapide : trois rues, une école, une église, des restes de bunkers des années 70. Le village fête ces 113 ans : une cérémonie a lieu dans une grande baraque, réunissant la trentaine d’habitants, quelques personnes de Puerto Williams, Alvaro (notre pote de Santiago) et nous ! On chante l’hymne national. Les discours s’enchainent. Un jeune garçon fait un exposé sur l’histoire du village et de ses habitants puis viennent les chants. Les 6 élèves de l’école sont à l’honneur.





On déguste des Centollas fraichement péchés dans les cales du ferry pendant le trajet nous ramenant à Puerto Williams. On assiste aussi à la préparation des Centollons : il faut arracher les pattes aux crabes encore vivants.

 MAC, Victor et ? se régalenlent de centolla!

 Massacre de centollons dans les cales du ferry !























Note de CAM : Le dimanche je suis comme un lion en cage : j’attends le retour du guide, espérant qu’il ramène mes chaussures. Elles me reviennent vers 19H00. Du coup on décide de partir pour le trek le lendemain matin !