mardi 6 mars 2012

Agra


Nous n’avons passé que deux jours à Agra mais c’était suffisant.

Nous avons visité le Taj Mahal et le fort rouge d’Agra : des bâtiments magnifiques, envoûtant. Levées à 5h30 du matin, nous sommes arrivées parmi les premières à l’entrée du mausolée : nous avons pu profiter de l’édifice au lever du soleil  alors qu’il n’y avait pas trop de monde!

Nous avons passé une bonne partie de la journée à errer dans le Taj Mahal, à le contempler, à observer les hordes de touristes le visitant.
 Et faire toutes les photos possibles ...

Outre les édifices de la vieille ville, Agra n’est pas une ville agréable où il fait bon se balader : harcelées par les rabatteurs de restaurants, d’hôtels, les rickshaw (taxis locaux) nous sommes constamment houspillées, et arrêtées dans ces ruelles étroites. Les mauvaises odeurs nous assaillent, les évacuations des eaux usées sont à l’air libre en bord de route, il n’est pas rare de voir des hommes se soulager : il n’est pas très agréable de se balader dans les rues d’Agra.

Le Taj Mahal nous ayant complètement envoutée, nous nous payons le luxe de petit déjeuner sur une terrasse avec une vue magnifique !

Un serveur du restaurant nous demande de poser pour de photos : le gérant de l’hôtel souhaite refaire sa devanture. Mac et moi nous prêtons au jeu.

Cette photo sera affichée dans une rue d’Agra ! Notre rémunération ? Un banana lassi ! :D

Delhi


A Delhi nous sommes accueillies par la famille Kumar.
Nous étions si à l’aise, nous avions l’impression d’être chez nous. Nous nous retrouvions chez eux pour boire un verre en fin de journée, écouter de la musique. Une fois le repas terminé nous allions marcher les 2 kilomètres qui font le tour du lotissement.

Le premier jour à Delhi a été un peu difficile : nous voulions acheter nos billets de train. Nous nous sommes rendues à la gare centrale de Delhi où se situe le bureau d’achat de billets pour les touristes. Dans le Lonely Planet, et tous les touristes que nous avions rencontrés nous avaient mis en garde : il y a des rabatteurs qui voudront vous détourner de votre route pour vous amener dans des agences de voyage et toucher une commission.

Nous n’étions pas préparer à nous faire harceler par toute une organisation : des hommes nous barrant la route plus ou moins subtilement, nous indiquant tous le même endroit, étant plus ou moins insistant et grossier. Ces personnes étaient très bien organisées : ils nous ont suivies pendant presque 2 heures, se contactant par téléphone. Nous n’avons pas trouvé le bureau d’achat et nous étions dégoutées, fatiguées par ce harcèlement.  

Shalini nous a acheté nos billets de train en ligne : nous n’avions pas à retourner à la gare !

Nous avons eu la chance de découvrir un autre visage de l’Inde : Shalini nous a introduites dans une école pour les enfants d’ouvriers, nous avons fait un tour dans les locaux de leur entreprise d’exportation de produits indien et nous sommes allées pique-niquer avec des femmes de son club de danse. (la plupart de ces femmes sont de riches héritières de famille indienne)

Nous sommes retournées dans Delhi. Nous avons visités Humayun’s Tomb, Akshardham Temple et errées dans les bazars et marchés.

Un grand merci à Shalini, Sanjay et Prateek qui nous ont si bien accueillies, et nous ont beaucoup aidées pour organiser notre séjour en Inde.

Kuala Lumpur


En Malaisie 30% de la population est chinoise, 20% indienne et le reste de malaisien. Ce mélange est d’autant plus visible à Kuala Lumpur : on retrouve les énormes quartiers appelés Little India, Chinatown !


Nous logeons dans un petit hostel de chinatown. Nous prenons vite nos marques dans ce quartier, marché géant, qui regorge de vendeurs en tout genre (lunettes, restauration,…)

Nous visitons le centre d’affaire de KL avec ces immenses tours et ces centres commerciaux de luxe. Nous avons du mal à faire nos promenades à pieds : il manque souvent de voies piétonnes, en effet, les promeneurs sont rares.

Notre dernier jour nous le passons en compagnie de Henrik, sa femme et ses trois enfants. Nous l’avons contacté via le réseau des anciens de l’ESPCI. Henrik fait partie de la 109ème promotion. La journée était très sympa : il nous a emmenées à l’entrainement de rugby de ses deux fils puis nous a invitées chez lui. Nous avons passé une superbe journée et on était très contente d’avoir pu rencontrer un ancien PCéen qui nous a fait partager son expérience, ses impressions d’expatrié. Merci à Henrik d’avoir pris de son temps pour nous faire découvrir KL.   
Au Fish SPA :




Jungle !


Bien décidées à ne pas nous mêler aux foules de touristes du Taman Negara (LA jungle de Malaisie), nous mettons le cap sur Tasik Chini : un petit village en bord de lac, d’où il est visiblement possible de faire des treks de plusieurs jours dans la jungle avec un guide du coin. Sauf qu’en arrivant là-bas (ce qui était déjà une sacrée aventure), on s’aperçoit que le guide en question a plus de 70 ans, et souffrant de sa jambe il ne peut même pas marcher seul jusqu’aux toilettes… Notre trek de plusieurs jours tombe à l’eau.


Nous avons quand même bien profité de cet endroit complètement perdu. Le village de Tasik Chini est peuplé de Orang Asli, une tribu de Malaisie établie ici depuis des siècles. Tous les gamins que nous croisions essayaient de nous parler avec les quelques mots d’anglais qu’ils connaissaient. Trop mignons.

Et puis même pour seulement quelques heures, on l’a eue notre balade dans la jungle ! Deux jeunes femmes indigènes et un petit gars du village nous ont accompagnées, nous montrant les arbres auxquels on pouvait boire, comment faire un piège à poule, à quoi ressemble un piège à tigre, etc. Cam a même récupéré des sangsues en souvenir !! 

Cette jungle disparaîtra sûrement d’ici quelques années, anéantie par les palmeraies et l’exploitation de la mine de fer qui ont déjà commencées à souiller le lac. On aura eu la chance d’en découvrir un petit bout avant que ça n’arrive… 

Les îles de Malaisie : Tioman, Pangkor


 Mmmm, les îles de Malaisie !

Quelques baraques en bord de plage, le reste de l’ile appartient à la jungle.
Plages de sable blanc, eaux cristallines : nous sautons sur l’occasion pour plonger. Les fonds marins sont magnifiques : des coraux orange, verts, violets,…des poissons  colorés de toutes tailles, des  requins !

Les singes, chipeurs, sont à l’affut des sacs sans surveillance. Les calaos se castagnent en bord de plage… ces iles ont un air de paradis sauf au coucher du soleil lorsque les moustiques attaquent !

Un après-midi, nous étions sur une plage de l’île de Tioman. (monkey beach est une plage pas très facile d’accès : il faut marcher à travers la jungle pendant 1h pour y accéder) Une touriste russe nous signale l’existence d’une baie encore plus sauvage « à 10 minute à pied, il faut juste suivre les câbles électriques ». Je propose cette excursion à MAC et Kurt. (un pote américain qui nous a accompagné pour faire du snorkling) Nous partons tous les trois en direction de cette baie mystérieuse.

Au bout de 5 minutes nous avions perdu toute trace des câbles, la jungle devenait de plus en plus dense… Après un certain temps nous étions incapables de nous repérer et de revenir sur nos pas. Les ronces nous arrachaient la peau et nous étions attaqués par les fourmis rouges : on n’en menait pas large. Apercevant un bout d’eau nous décidons de redescendre dans cette direction. Arrivant en bord de mer : nous constatons que nous sommes encore loin de notre point de départ. Kurt nous propose galamment de porter nos sacs : Mac et moi sautons à l’eau. Nous nageons jusqu’à la plage en encourageant notre américain évoluant sur la rive. Plus de peur que de mal mais nous n’irons plus dans la jungle sans guide ! (Les locaux nous apprendront plus tard que la jungle abrite quelques spécimens de serpents : black mambas, green vipère, …)

Nous avons passé 9 jours en tout sur les iles malaises alliant détente, sport et aventure !

mardi 21 février 2012

Les deux S : Sydney/Singapour


Sydney – 3 jours d’escale entre l’Amérique du Sud et l’Asie.

 Pourquoi 3 jours seulement ? La vie y est très chère : en 3 jours à Sydney nous dépensons l’équivalent d’un mois de voyage en Malaisie…
Sydney est une ville incroyable : un cadre naturel magnifique (en bord de mer, de nombreuses baies, beaucoup de parcs), une vie culturelle très très active et diversifiée (nous avons une pièce de Shakespeare en plein air), et les soirées sont complètement folles. Le must est que les Australiens sont vraiment gentils et agréables. Le seul point noir finalement c'est le coût de la vie.
Bon nous reviendrons en Australie.

Singapour – GMAT vs découvertes culinaires

Nous arrivons à Singapour le 5 février au soir. Grace, une amie de MAC, nous attend à l’aéroport. MAC passe son séjour dans la famille de Grace : elle mangera sans interruption pendant 3 jours ! Moi je m’isole dans un hostel près du centre pour rester concentrer sur l’examen, passant mes journées dans la bibliothèque nationale avec d’autres polards.
 
Singapour est une ville qui se revendique ultra branchée, ultra propre, ultra sure (bon je me suis quand même fait tirer mon portefeuille…).Tout est à la démesure.
Ça me fait toujours mal au cœur de voir fleurir les centres commerciaux immenses et ultra climatisés : les singapouriens y passent tout leur temps libre.
C’est une ville très communautaire : les indiens se regroupent dans Little India, les chinois dans Chinatown, l’avantage c’est qu’on y trouve des petits restaus typiques où on mange pour pas grand-chose.
Une fois le GMAT en poche, on part vite de Singap > objectifs : plongée, jungle en Malaisie


Note de MAC: C'est vrai que cette ville est un peu trop "tout". Mais grâce à un excellent guide culinaire, j'ai passé 3 bonnes journées à tester un nombre incroyable de plats japonais/coréens/malaisien/chinois/etc. L'estomac avait du mal à suivre le rythme, mais qui a dit qu'il fallait avoir faim pour manger? En tout cas, merci beaucoup Grace!!!

Ile de Pâques


Je rêvais d’y aller depuis toute petite, c’est chose faite !
 
Nous avons passé 12 jours sur cette petite île perdue au milieu du Pacifique.
 
Les 3000 habitants sont rassemblés dans l’unique ville de l’île située sur la côte ouest. Le reste de l’île, sauvage, parsemé de géants de pierre (Moais), est utilisé comme pâturages par les troupeaux de vaches et chevaux laissés en liberté.
Depuis notre tente, plantée en face de la mer, les couchers de soleil étaient à couper le souffle.
 Notre principale occupation a été de passer notre diplôme de plongée : le PADI Open Water. MAC appréhendait beaucoup : elle avait paniqué pendant un baptême qu’elle avait fait il y a plusieurs années. MAC s’est fait violence et … elle a adoré ! On ne l’arrête plus : maintenant elle rêve de plonger sous la glace …

Notre coup de cœur a été de nager avec les tortues !

 

On n’a pas eu que du beau temps et des journées plage : 4 jours de tempête. La tente inondée, déchirée sur toute sa longueur par le vent…Du coup les conditions de plongée n’ont pas toujours été optimales à tel point que je ne voyais pas MAC (mon « budy ») ! Le port fermé à cause du mauvais temps, nous avons aussi plongé depuis la plage.

Le dernier jour, après avoir passé l’écrit du PADI et s’être éclaté une glace géante pour fêter notre diplôme, on loue un scooter pour refaire un tour de l’ile. Quelle expédition !! (MAC a encore un peu de marge en manœuvre de scoot, elle s’améliorera sur les routes de Malaisie ;) )



Ce qui me faisait rêver c’était de rencontrer les Moais – ces géants de pierre mystérieux. En 12 jours nous avons pu les découvrir par tout temps et à toutes les heures de la journée.



Fondation Simon I. Patino, Santa Cruz

 Nous débarquons à Santa Cruz le jeudi 29 décembre, par une chaleur écrasante transformant notre bus en un sauna des plus efficaces (adieu les bus climatisés pourvus de toilettes, bienvenue en Bolivie…). Une belle Jeep nous attend au terminal : Shenty et sa femme Roxanne nous emmènent jusqu’à la fondation. On comprend très vite l’utilité de la Jeep : on se fait balloter en tous sens pendant 45 min, sur les bancs à l’arrière, parcourant des routes en terre interminables auxquelles on s’habituera par la suite.

Arrivées à bon port, nous faisons la connaissance de tous les travailleurs lors de la réunion de l’après-midi. Nous nous installons dans la salle de réunion où nous logerons pendant une semaine, au milieu des plus de 300 mangues qui embaument la pièce. Le premier jour, nous découvrons ce qui sera désormais notre quotidien pendant plus de deux semaines : travail à la fromagerie (je rassure les envieux, les fromages boliviens sont plus proches d’un caoutchouc salé que d’un bon camembert…), aux potagers, à l’étable ou ventes des produits de la ferme. Bien occupées de 6h à 15h, nous profitons, une fois les travailleurs partis, des fins d’après-midi pour apprécier le cadre idyllique qu’offre la fondation. Nous occupons aussi une partie de notre temps libre à découvrir la région : balade à cheval sur les dunes pour Cam, tour de la région en avion, visite de la ville (qui soit dit en passant n’a rien d’extraordinaire, on est bien mieux perdues dans notre cambrousse).
Mais ce que l’on retiendra avant tout, c’est la bonté des gens avec nous, leur sens de l’accueil et du partage. Le peu qu’ils avaient, ils nous l’offraient de très bon cœur. Nous avons ainsi passé le jour de l’an avec la famille de Shenty : repas du réveillon typiquement bolivien (au menu : porc doré au four, banane frites, épis de maïs chaud et digestif local), découverte des légendes de la région avec des courts métrages des années 60-70 (autant dire que le jeu des acteurs et leurs costumes valaient le détour), et enfin feu d’artifice à minuit au milieu des palmiers. Inoubliable. Tous ces moments privilégiés avec les habitants ont rendu les adieux bien difficiles, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Nous célébrons notre départ avec toute la fondation autour d’une mousse au chocolat et d’un gâteau à la mangue king size (bonne soirée cuisine la veille) qui eurent un franc succès. Nous reprenons finalement la route direction Cochabamba, notre dernière étape en Bolivie.
Note de Cam : En participant aux tâches quotidiennes de la ferme nous avons réussi à briser la timidité des employés. Eux nous apprenaient leur métiers, nous répondions à leurs questions : ces deux semaines à la ferme étaient très enrichissantes et vraiment géniales. (Mon travail préféré : traire les vaches à la main… à 4h du mat)


samedi 7 janvier 2012

Sur le Lac Titicaca

C’est avec une MAC bien malade que nous prenons le bus pour Copacabana. Le trajet est d’autant plus pénible que nous voyageons avec les odeurs et bruits de toilettes sur une route défoncée.



A peine arrivées nous déposons nos gros sacs à dos en consigne et nous prenons une barque pour nous rendre sur la Isla del sol : petite ile située sur le Lac Titicaca.
La légende raconte que les premiers Incas seraient sortis de terre sur cette ile. Peuplée par les Incas elle en a gardé ses vestiges : toute l’ile est nivelée par des restes de cultures en terrasse. D’ailleurs certaines sont toujours exploitées.



Nous trouvons un hostel avec vue sur le Lac. Nous passons la fin d’après-midi à bouquiner, à observer les paysans ramener leurs bêtes. Sur l’île les troupeaux de lamas, vigognes, chèvres,…, les cochons circulent en toute liberté. Nous contemplerons le lac dans tous ces états depuis notre terrasse en sirotant une jarre de limonade.


Le lendemain matin nous traversons l’île à pied en quelques heures. Le souffle fait défaut : le lac est à 3800 mètre d’altitude et les sommets de l’ile atteignent les 4000 mètres. Nous rentrons en milieu d’après-midi à Copacabana. C’est par hasard que nous rencontrons Nat et François (le couple Belge avec qui nous avions fêté mon anniversaire à Salta). Nous passons une délicieuse soirée à nous raconter nos derrières aventures.


Il nous faut repartir pour Santa Cruz dès le lendemain midi car nous sommes attendues à la ferme. Il nous faut traverser  le lac : les bus en Bac, nous dans une petite barque !




It’s with a MAC really sick that we take the bus to Copacabana. The trip was even more painful because we travelled with the odors and noises of the toilets on a chaotic road.

As soon as we arrived we dropped our big bagpack in a hostel and we took a boat to go to the Isla del Sol: little island in the middle of the Titicaca lake.

We found a hostel with a great view on the lake. We spent all the afternoon reading, observing the peasant activities. On the island the lamas, vicuna, horses, pigs are in liberty.  

The next day we hiked all the way up to the north. It took us only a few hours but we were out of breath quickly: the lake is at 3800 meters highs and the summits of the island at 4000 meters. We came back to Copacabana at the end of the afternoon. Walking around we met some friends (a Belgium couple we met the first time in Salta for my B-day). We spent a lovely evening chatting about our latest adventures.

We must keep moving: we are expected in Santa Cruz to work in a farm.